Un homme qui crie « au secours » c’est un homme qui implore de l’aide. De l’aide, il pouvait en demander à l’agent en faction, à l’employé auquel il a bien fallu parler… Au milieu de la populace, ils ne craignaient rien, voyons !
Et pourtant !
Je revois le petit pédoque en Technicolor qui joue au chat de luxe dans l’appartement douillet du boulevard de Courcelles.
Curieux personnage aussi. Il est savonneux, il vous glisse des doigts… Il se réfugie derrière la façade de son vice. Il attend…
Il attend l’héritage du vieux. Du chagrin ? Non… Il est assez franc ou inconscient pour ne pas interpréter la comédie du désespoir. Il a joué les intrigantes, les coureuses d’héritage…
Qu’est-ce que Parieux venait foutre, cet après-midi, chez le défunt antiquaire ?
La lopette, ça n’est pas son genre, là-dessus je n’ai pas d’hésitations…
Tout ça est propulsé dans mon cervelet comme par un mixer. La force centrifuge… ou centripète !
Balmin, Parieux, Jo, la grosse concierge, le petit docteur, le boxer, le talon de chèque ! Au secours ! Au secours ! Un litre de rouge. Mélangez le tout, agitez, servez très chaud ! Le mystère se sert toujours très chaud !
Je m’endors, je reviens à la surface du sommeil, je tourne dans mon lit dont les ressorts protestent avec véhémence…