Je colle ma manette au battant… Un petit bruit continu pareil à un souffle se fait entendre à l’intérieur de l’appartement. En même temps, une odeur significative titille mon odorat.

Je sors mon petit appareil à convaincre les serrures et j’ouvre la porte. Rien de duraille, elle n’était que tirée.

Aussitôt je comprends que je ne me suis pas gourré. Je mets mon mouchoir devant mon pif, je traverse l’appartement comme un météore, fonçant droit vers le sifflement. Une cuisine, un réchaud à gaz, une casserole de lait sur un bec sans feu qui fuse. Je pige tout. Je ferme le robinet, j’ouvre toute grande la fenêtre de la cuisine, puis celle du studio attenant. Enfin je bigle rapidos autour de moi.

Parieux est couché sur un divan, dans la position d’un dormeur. Mais il est mort…

Je pousse une série de jurons qui feraient rougir un charretier.

Moi qui venais lui demander des explications au sujet de son mystérieux « Au secours » ! Me voilà servi !

L’appartement pue le gaz et je sens que ça me prend le cigare comme dans un étau.

J’ouvre toutes les portes, toutes les fenêtres et je sors un instant sur le palier.

Après tout, pourquoi perdre du temps ? J’appuie sur la sonnette voisine. Une vieille dame avec un tour de cou de velours et quarante centimètres de fond de teint vient m’ouvrir.

— Vous désirez ?