Le Stone père ne sourcille pas lorsque je lui file le faisceau de ma lampe dans les carreaux. Au contraire, nullement aveuglé, il fixe sur moi un regard hautement réprobateur…

— Te frappe pas, pépé, je lui dis… Je viens simplement en badaud…

Je remarque que la pièce est munie d’une fenêtre dont les volets sont fermés… D’après mon estimation elle doit donner sur une cour, donc je peux m’offrir l’électricité de la maison. Aussitôt dit, aussitôt fait…

Grâce à l’éclairage au néon, je ne perds aucun détail des lieux. J’avise un coffre-fort qui pourrait donner asile à des réfugiés. Le voilà mon objectif principal… Seulement Sésame est trop jeune pour s’attaquer à un gros méchant de ce format…

Perplexe je le contemple… Puis je soulève le gros médaillon qui masque la serrure. C’est un coffre à chiffres… Il est muni d’un cadran assez semblable à un cadran de téléphone. J’essaie de tourner, mais il tourne à vide… Rien n’est plus déprimant…

Bon Dieu, être venu jusqu’ici, risquer de se faire appeler Victor par les bourdilles au casque à étage et se laisser intimider par un morcif en fonte renforcée, c’est vexant…

J’essaie encore des combinaisons… Mais autant frotter le cerveau de M. André Billy sur un morceau de glace jusqu’à ce qu’il fasse des étincelles !

C’est comme si je voulais grimper après le rayon d’un projecteur !

Je sue sang et eau… J’enrage…

Je tourne ce disque comme un perdu…