Oui, la terre ! J’en ai besoin…
Comment obliger ce barlu à faire demi-tour ? Je ne peux agir par la force. Un seul homme n’a jamais dicté sa volonté à tout un équipage de truands…
Eh bien ! les mecs, c’est dans ces cas-là, que j’ai la nette impression d’avoir du génie…
Si le mot vous paraît trop gros, votre libraire habituel vous remettra, en accord avec mon éditeur, une gomme pour que vous puissiez l’effacer.
En tout cas, il me paraît parfaitement convenir aux petits produits de mon cerveau…
Je refouille à nouveau les vagues de mes victimes…
Une boîte d’allumettes, c’est parfait…
J’avise alors le flacon d’encaustique jeté à terre. Il y a une étiquette écrite en anglais, mais je suis capable de deviner que le mot fire veut dire feu…
Je cramponne l’encaustique… Puis j’ouvre la porte et glisse un regard aussi torve que précis dans la coursive. Mon massacre n’a pas éveillé l’attention… Ce sont toujours les bruits de fourchettes et le ronron des conversations. Ah ! je leur promets un bath dessert, à ces bons messieurs.
J’arrose consciencieusement les parois de bois du couloir. Puis j’enlève le cylindre d’extinction et je le balance par le hublot. Ensuite de quoi je frotte une allumette et la jette sur le liquide répandu…