Elle ne contient que du linge, des chaussures, des objets de toilette.
Je tombe sur un vieux sac à main. À l’intérieur, il y a des épingles de sûreté, des papiers démaquillants, un tas de bricoles sans importance que la môme fourrait dans ce réticule dont elle ne se servait plus.
Je déballe néanmoins son contenu et bien m’en prend car, à l’intérieur d’une petite poche à fermeture éclair, je mets le nez sur un morceau de lettre. C’est la première moitié d’une bafouille ancienne, oubliée dans cette niche. Et je comprends pourquoi la gosseline l’avait déchirée, c’était pour conserver une adresse, bien que je ne pige pas l’english, je vois un numéro et je lis Custom Market.
— Pouvez-vous me traduire ceci, miss Grace ?
Elle s’empare de la feuille et lit :
Cher Mar, Je suis obligé d’aller à Londres demain, mais tu pourras le rencontrer 122 Custom Market, à l’heure prévue. Il aura ce qui t’intéresse. Au sujet du vieux, je crois que tu as tort de croire qu’il ne…
La baveuse s’arrête là…
Je dis à la môme Grace :
— Voulez-vous me la relire une fois encore ?
Docile, elle obtempère…