Note 109, page [316].

Vers 9310. A vertus, traduction littérale, à force. M. Francisque Michel met à vertus une majuscule. On serait donc forcé de traduire: «Forcent Chasteté de servir à Vertu leur dame, qui a en horreur les honnêtes femmes.» Ce serait un contre-sens et une absurdité.

Note 110, pages [320]-[321].

Vers 9364-9416.

Spectatum veniunt, veniunt specientur ut ipsae.
(Ovid., De Art. am., lib. I, carm. 99.)

Note 111, pages [326]-[327].

Vers 9465-9525. Saint Arnoult. Baillet, au tome II de la Vie des Saints, en admet trois qui portèrent ce nom. Le premier, contemporain de saint Remi, au VIe siècle, laissa, dit-on, sa femme vierge; elle étoit [p.445] nièce de Clovis. Saint Arnoult fit plusieurs pèlerinages, et fut enfin assassiné par des anciens valets de sa femme, irrités de ce qu'il lui avoit fait prendre le voile des vierges consacrées à Dieu. D'autres traditions portent que des voleurs, fâchés de ne lui avoir point trouvé d'argent, l'avoient battu cruellement, et qu'il étoit mort de ses blessures. On l'a mis au rang des martyrs, et l'Église célèbre sa fête, dans le diocèse de Reims, le 18 de juillet.

L'autre saint Arnoult, qui fut marié, vivoit vers l'an 580. Il avoit épousé une fille nommé Dode, dont il eut deux enfants. Elle prit dans la suite le voile dans un monastère de Trèves, et saint Arnoult mourut évêque de Metz, environ l'an 640.

Je ne prétends pas décider lequel de ces deux saints doit être le Seigneur des coux ou cocus. Peut-être Jehan de Meung a-t-il cru qu'il suffisoit d'être marié pour être de cette confrairie, et qu'en réduisant à l'acte la possibilité, une pareille hypothèse n'auroit rien d'absurde. Cet auteur étoit d'ailleurs assez prévenu contre le beau sexe, pour ne point aller chercher bien loin des explications à son passage.

Coquillart a pensé ainsi que Jehan de Meung sur le compte de saint Arnoult; voici comment il s'en explique au monologue des perruques: