Ovide, qui étoit maître en l'art d'aimer, nous apprend que c'est là le moyen le plus sûr pour apaiser une femme irritée.
Pax omnis in uno concubitu
Cùm bene saevierit, cum certa videbitur hostis,
Tunc pete concubitus foedera, mitiserit.
(Lantin de Damerey.)
Nous avons traduit rafaitier par forniquer. Que le lecteur nous pardonne l'emploi de ce mot un peu trop ... comment dire? un peu trop sacré ... non, un peu trop liturgique; mais nous avons pensé que le mot péché, qui se trouve à la ligne suivante, nous y autorisait dans une certaine mesure. (P.M.)
Vers 9490-9552. La réponse que fit Jehan de Meung aux dames de la Cour, offensées avec raison d'une sentence si injuste, est tirée d'un livre italien, intitulé: Cento novelle Antich. A Guilielmo di Bergdam. C'est le Guilhem de Bargemon, gentilhomme [p.448] et poète provençal du temps de Raimond Béranger, et par conséquent plus ancien que Jehan de Meung. Jean de Notre-Dame a fait mention de Guilhem ou Guillem au chapitre 48 des poètes provençaux.
Le mot, que l'on donne à l'un et à l'autre, est une imitation un peu forcée de celui de J.-C. pour sauver la femme adultère. (Voyez le Menagiana de 1715, tome IV.)
Vers 9530-9592.
Quem non mille ferae, quem non Sthenelius hostis
Non potuit Juno vincere, vincit amor.
(Dejanira Herculi, Heroïdum.)