Si ne vueilliez nul autre ami eslire

Ne m'oublier, car soir ne matinée,

Ne heure du jour, vo beauté ou me mire

Et vo doulceur parfaitte et affinée

N'oblieray, si ne soit ja finée

L'amour de nous, quel que soit la demeure;

De vous me pars, belle et bien atournée,

Le corps s'en va, mais le cuer vous demeure.

Je prens congié celle a qui j'ay donnée

Toute m'amour; de cuer plus noir que meure