Elle balbutia:

— Mais certainement… je suis à votre disposition. Asseyez-vous,
Elie…

Il refusa du geste.

— C'est inutile. Quelques mots suffiront, d'autant plus que vous vous doutez déjà, naturellement, du motif qui m'amène?

— Mais non, pas du tout!

— Ne rusez pas avec moi, c'est peine perdue. Vous comprenez que je n'ai pas été sans rechercher la cause de l'émotion pénible de ma femme, trop visible, non moins que votre mine agitée et mauvaise, et l'air gêné de ma mère, lorsque je suis entré dans le petit salon de la Voglerie. Valderez m'a tout appris. Vous ne vous étonnerez donc pas que je vous prie, madame, de ne plus paraître chez moi.

Le visage empourpré de Roberte blêmit soudainement. Pendant quelques secondes, elle regarda Elie avec des yeux dilatés, comme une personne qui ne comprend pas.

— Vous… me fermez-vous votre porte? dit-elle enfin, d'une voix rauque.

— Vous faisiez depuis quelque temps tout ce qu'il fallait pour cela. Cette odieuse méchanceté n'a été que le couronnement de vos manoeuvres perfides. Ne vous en prenez qu'à vous de ce qui arrive.

Il fit un pas vers la porte. Mais elle s'avança et posa sa main sur son bras.