MOI.
C'est qu'il y a tant de méchants dans ce monde, qu'il n'y faut pas retenir ceux à qui il prend envie d'en sortir.
LE DOCTEUR BISSEI.
Mon affaire est de le guérir, et non de le juger; je le guérirai, parce que c'est mon métier; ensuite le magistrat le fera pendre, parce que c'est le sien.
MOI.
Docteur, mais il y a une fonction commune à tout bon citoyen, à vous, à moi, c'est de travailler de toute notre force à l'avantage de la république; et il me semble que ce n'en est pas un pour elle que le salut d'un malfaiteur, dont incessamment les lois la délivreront.
LE DOCTEUR BISSEI.
Et à qui appartient-il de le déclarer malfaiteur? Est-ce à moi?
MOI.
Non, c'est à ses actions.