—Mais vous avez des connaissances!
—Ce sont tous des gueux, de fieffés fripons. Monsieur le chevalier, n'êtes-vous point las de passer par ces mains-là?
—Nécessité n'a point de loi.
—La nécessité qui vous presse est une plaisante nécessité, une bouillotte, une partie de la belle[69], quelque fille.
[69] Le jeu de la belle est souvent mentionné au xviiie siècle. C'est un jeu de hasard, une sorte de loterie.
—Cher ami!...
—C'est toujours moi, je suis faible comme un enfant; et puis vous, je ne sais pas à qui vous ne feriez pas fausser un serment. Allons, sonnez donc, afin que je sache si Fourgeot est chez lui... Non, ne sonnez pas, Fourgeot vous mènera chez Merval.
—Pourquoi pas vous?
—Moi! j'ai juré que cet abominable Merval ne travaillerait jamais ni pour moi ni pour mes amis. Il faudra que vous répondiez pour monsieur, qui peut-être, qui sans doute est un honnête homme; que je réponde pour vous à Fourgeot, et que Fourgeot réponde pour moi à Merval...»
Cependant la servante était entrée en disant: «C'est chez M. Fourgeot?»