—Et vous l'aimez bien?

—De tout mon cœur.

—Et elle vous aime de même?

—Je n'en sais rien. Ces jarretières sont pour elle, et elle m'a promis une faveur qui me rendra fou, je crois, si elle me l'accorde.

—Et quelle est cette faveur?

—C'est que de ces deux jarretières-là j'en attacherai une de mes mains...»

Denise rougit, se méprit à mon discours, crut que les jarretières étaient pour une autre, devint triste, fit maladresse sur maladresse, cherchait tout ce qu'il fallait pour mon pansement, l'avait sous les yeux et ne le trouvait pas; renversa le vin qu'elle avait fait chauffer, s'approcha de mon lit pour me panser, prit ma jambe d'une main tremblante, délia mes bandes tout de travers, et quand il fallut étuver ma blessure, elle avait oublié tout ce qui était nécessaire; elle l'alla chercher, me pansa, et en me pansant je vis qu'elle pleurait.

«Denise, je crois que vous pleurez, qu'avez-vous?

—Je n'ai rien.

—Est-ce qu'on vous a fait de la peine?