LE MAÎTRE.
C'est de toi que tu parles apparemment.
JACQUES.
Oui, de moi, qui n'ai pas réservé un coup de plus dans la gourde.
LE MAÎTRE.
Ne regrette rien, je l'aurais bu, car je meurs de soif.
JACQUES.
Peste soit encore du sot de n'en avoir pas réservé deux!
Le maître le suppliant, pour tromper leur lassitude et leur soif, de continuer son récit, Jacques s'y refusant, son maître boudant, Jacques se laissant bouder; enfin Jacques, après avoir protesté contre le malheur qui en arriverait, reprenant l'histoire de ses amours, dit:
«Un jour de fête que le seigneur du château était à la chasse...» Après ces mots il s'arrêta tout court, et dit: «Je ne saurais; il m'est impossible d'avancer; il me semble que j'aie derechef la main du destin à la gorge, et que je me la sente serrer; pour Dieu, monsieur, permettez que je me taise.