MOI. — Mais si ce précepteur, pénétré de vos principes, néglige ses devoirs; qui est-ce qui en sera châtié?

LUI. — Ma foi, ce ne sera pas moi; mais peut-être un jour, le mari de ma fille, ou la femme de mon fils.

MOI. — Mais si l'un et l'autre se précipitent dans la débauche et les vices.

LUI. — Cela est de leur état.

MOI. — S'ils se déshonorent.

LUI. — Quoi qu'on fasse, on ne peut se déshonorer, quand on est riche.

MOI. — S'ils se ruinent.

LUI. — Tant pis pour eux.

MOI. — Je vois que, si vous vous dispensez de veiller à la conduite de votre femme, de vos enfants, de vos domestiques, vous pourriez aisément négliger vos affaires.

LUI. — Pardonnez-moi; il est quelquefois difficile de trouver de l'argent; et il est prudent de s'y prendre de loin.