[190] Esprit du clergé, ou le Christianisme primitif vengé des entreprises et des excès de nos prêtres modernes, traduit de l'anglais (de J. Trenchard et de Th. Gordon, et refait en partie par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1767, 2 vol. in-8°. «Ce livre a été traduit et corrigé par le Baron, ensuite par mon frère, qui l'a athéisé le plus possible.» (Note manuscrite de Naigeon le jeune).

[191] Les Prêtres démasqués, ou des Iniquités du clergé chrétien (ouvrage traduit de l'anglais et refait en grande partie par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Roy), 1768, in-8°.

[192] Le Militaire philosophe, ou Difficultés sur la religion proposées au P. Malebranche; Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1768, in-8°; ouvrage refait en grande partie par Naigoon, sur un manuscrit intitulé: Difficultés sur la religion proposées au P. Malebranche. Le dernier chapitre est du baron d'Holbach.

[193] De l'Imposture sacerdotale, ou Recueil de pièces sur le clergé, traduites de l'anglais (par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1767, in-8°.

[194] Doutes sur la religion, suivis de l'Analyse du Traité théologi-politique de Spinosa (par le comte de Boulainvilliers); Londres, 1767, in-12. Le premier de ces ouvrages est regardé comme étant de Guéroult de Pival.

[195] Théologie portative, ou Dictionnaire abrégé de la religion chrétienne, par l'abbé Bernier (c'est-à-dire par le baron d'Holbach); Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1768, in-8°.

[196] Faire l'oraison de saint Julien est une locution proverbiale qui signifie désirer un bon gîte. La Fontaine a dit, Contes, II, 5:

Bien tous dirai qu'en allant par chemin
J'ai certains mots que je dis au matin,
Dessous le nom d'oraison ou d'antienne
De saint Julien, afin qu'il ne m'avienne
De mal gîter; et j'ai même éprouvé
Qu'en y manquant, cela m'est arrivé.
J'y manque peu, c'est un mal que j'évite
Par-dessus tout, et que je crains autant.

[197] Robert d'Arbrissel, fondateur et premier abbé de l'abbaye de Fontevrault, faisait, dit-on, coucher dans son propre lit deux religieuses afin de soumettre sa chasteté aux plus rudes épreuves. Ses supérieurs et ses contemporains ont très clairement exprimé leurs doutes sur l'efficacité de cette pénitence.

[198] Kohaut.