La porte s'ouvrit et avant même que le duc eût pu desserrer son étreinte, la servante effrayée pénétra dans la pièce.
—Madonna! madonna! balbutiait-elle essoufflée, en bas, à la porte... O Seigneur, aie pitié de nous!
—Parle convenablement, repartit le duc. Qui y a-t-il à la porte?
—La duchesse Béatrice!
Ludovic pâlit.
—La clef! La clef de l'autre porte! Je sortirai par la cour de derrière. Eh bien! la clef? Vite!
—Altesse, voici le malheur! les cavaliers de la duchesse sont dans cette cour! Toute la maison est cernée...
—Un piège! murmura le duc en prenant sa tête dans ses mains. Comment a-t-elle su? Qui lui a dit?
—Personne d'autre que monna Sidonia, répondit la servante. Ce n'est pas pour rien que la vieille sorcière traîne continuellement ici pour offrir ses produits. Je vous disais, toujours: Prenez garde...
—Que faire, que faire, mon Dieu? balbutiait le duc, blême.