Quant j'ayme aucun, force est que je le fuye;

Qui m'est courtois, je lui suis rigoreux;

Or regardez, et jugiez s'il m'ennuye.

J'ay mille maulx, et ma personne est saine;

Plaisirs mondains me sont malencontreux;

Quant je suis seul, lors ung chascun m'actaine;

Rien n'ay asseur, si je n'en suis doubteux;

Gens bien en point me semblent souffreux;

En plain midy j'ay la veue esbluye;

Je n'ayme rien, et si suis convoiteux;