«Si j'étais fort, je l'attaquerais; mais, dans l'état où je me trouve, je ne pourrai le faire sans danger. Je resterai à Klagenfurth et me défendrai.
«Je prie Votre Excellence de me faire connaître si elle doit se diriger sur ce point.»
NAPOLÉON À MARMONT.
«Schoenbrunn, le 5 juin 1809.
«Monsieur le général Marmont, je suppose que vous êtes arrivé à Laybach, que là vous recevrez votre artillerie et un régiment de cavalerie, et qu'en même temps vous veillerez sur toute la frontière et sur toute la ligne de communication.--J'ai nommé généraux de brigade les colonels Bertrand, Bachelu et Plauzonne. Présentez-moi des chefs de bataillon de mérite pour les remplacer.--Vous pouvez garder un de ces nouveaux généraux de brigade: envoyez-moi les deux autres ici.»
LE GÉNÉRAL RUSCA À MARMONT.
«Au quartier général de Klagenfurth,
le 5 juin 1809.
«Mon général, la dépêche de Votre Excellence, en date d'hier, m'a été rendue ce matin, et je m'empresse de lui rendre compte que l'ennemi, depuis hier, ne s'est plus montré. Je vais envoyer une reconnaissance pour connaître s'il fait quelque mouvement sur Klagenfurth.
«Son point de réunion était hier à Villach; le mouvement qu'il a fait, et ensuite des renseignements que j'ai eus, m'en donnaient l'assurance.
«Il faut cependant se méfier et prévenir le parti qu'il peut prendre, sachant que Votre Excellence est à Laybach, et qu'il peut être arrêté s'il se dirige sur ce point. Il doit être instruit de la position de votre armée, et il serait possible qu'il se jetât, par Tarvis, sur Caporetto et Gorice.