Le prince de Metternich, comme le lui reproche le duc de Raguse, a pu être, en général, d'une faiblesse excessive envers la Russie en ce qui concerne la Pologne. Mais telle ne fut pas son intention primitive. Un peu avant les Cent-Jours, la France, l'Angleterre et l'Autriche, ce qui veut dire MM. de Talleyrand, Castelreagh et Metternich, avaient signé un traité secret dirigé contre la Russie pour le cas où l'empereur Alexandre persisterait à mettre à exécution ses projets sur la Pologne. Napoléon, à son retour de l'île d'Elbe, trouva l'original de ce traité aux Tuileries, parmi ces papiers si bien classés dont parle le duc de Raguse, et que M. de Blacas n'avait pas jugé à propos de déranger. Napoléon communiqua ce traité à l'empereur de Russie, qui jusqu'à ce moment, en avait complétement ignoré l'existence. Il n'est pas besoin de dire que cette circonstance et les événements de 1815 changèrent la politique de l'Autriche, de l'Angleterre et des Bourbons, et que ce projet fut mis à néant.
(Note de l'Éditeur.)
FIN DU TOME SEPTIÈME.