«Le roi a vu avec un extrême mécontentement que vous ayez appelé l'attention publique sur de funestes souvenirs dont il avait commandé l'oubli à tous ses sujets.
«Sa Majesté m'ordonne en conséquence de vous faire connaître que son intention est que vous vous absteniez de vous présenter dans son palais.
«J'ai l'honneur d'être avec considération, monsieur le duc,
«Votre très humble et obéissant serviteur.
«Le président du conseil des ministres, chargé du portefeuille de la maison du roi pendant l'absence de M. le marquis de Lauriston.
«Signé comte de VILLÈLE.»]
[56: Voyez chapitre V.]
[57: Éclaircissemens donnés par le citoyen Talleyrand à ses concitoyens.—À Paris, chez Laran, libraire, Palais-Égalité, galerie de bois, n° 245, an VII.]
[58: Voyez chapitre V.]
[59: Le lendemain, ajoute M. de Massias, il fit une distribution publique et solennelle des croix de la Légion-d'Honneur, qu'il avait nouvellement instituée. D'après ses réglemens, j'y avais droit, et comme chargé d'affaires, et comme portant les épaulettes de colonel; il la distribua à tous mes collègues présens, et je fus le seul à qui il ne la donna pas. Le général Lannes, que je vis le soir, me dit que l'empereur avait été très content de mon courage et de ma probité, mais qu'il avait voulu punir mon manque de respect envers mon supérieur.