«À Saint-Laurent, ce 29 novembre 1807.»
]

[29: Le maréchal de Turenne est né à Sedan, et c'est lui qui a fondé l'hôpital militaire de cette ville.]

[30: Voyez ci-dessus la lettre de Charles IV, note 28.]

[31: Lettre de la reine d'Espagne au grand-duc (écrite en français).

«Monsieur mon frère,

«Je n'ai aucun ami, sinon V.A.I.; mon cher mari vous écrit, vous demande votre amitié: seulement en vous et en votre amitié, nous nous confions mon mari et moi. Nous nous unissons pour vous demander que vous nous donniez la preuve la plus forte de votre amitié pour nous, qui est de faire que l'empereur connaisse notre sincère amitié, de même que nous avons toujours eue pour lui et pour vous, de même que pour les Français. Le pauvre prince de la Paix, qui se trouve emprisonné et blessé pour être notre ami, et qui vous est dévoué, de même qu'à toute la France, se trouve ici pour cela, et pour avoir désiré vos troupes, de même parce qu'il est notre unique ami. Il désirait et voulait aller voir V.A.I., et actuellement il ne cesse de le désirer et l'espérer. V.A.I., obtenez-nous que nous puissions finir nos jours tranquilles dans un endroit convenable à la santé du roi, qui est délicate, de même que la mienne, avec notre ami, unique ami, l'ami de V.A.I., le pauvre prince de la Paix, pour finir nos jours tranquillement. Ma fille sera mon interprète, si je n'ai pas la satisfaction de pouvoir connaître et parler à V.A.I.; pourrait-elle faire tous ses efforts pour nous voir? quoique ce fût un instant de nuit, comme elle voudrait.

«L'adjudant-commandant de V.A.I. vous dira tout ce que nous lui avons dit. J'espère que V.A.I. nous obtiendra ce que nous désirons et demandons, et que V.A.I. pardonne nos griffonnages et oubli de lui donner de l'altesse, car je ne sais où je suis, et croyez que ce n'est pas pour lui manquer; l'assurance de toute mon amitié.

«Je prie Dieu, etc.

«Votre très affectionnée,

«LOUISE.» ]