Le général Reynier, les Saxons.
Le prince Schwartzenberg, les Autrichiens.
Le roi de Naples, la cavalerie.
Le maréchal Lefèbvre, l'infanterie de la garde.
Le maréchal Bessières, la cavalerie de la garde.
Le maréchal Victor organisait un corps de réserve sur les derrières.
Le maréchal Augereau veillait à la sûreté de l'Allemagne.
Pendant que cette croisade s'approchait de la Russie, on tenait en réserve en France cent mille gardes nationaux que l'on avait réunis sur les points les plus vulnérables, comme Paris, Cherbourg, Brest, Rochefort, Toulon, Turin, Strasbourg, Anvers. Ils étaient habillés, équipés comme des troupes régulières, et commandés par des anciens officiers de l'armée, retirés ou réformés du service.
Aucune époque de l'histoire ne parle d'armemens aussi considérables que ceux qui signalèrent cette fatale année 1812.
Ce fut du 10 au 15 juin que l'armée passa le Niémen sur trois ponts qui furent jetés à côté l'un de l'autre, et à une demi-lieue de Kowno. Elle prit le chemin de Wilna où étaient, peu de jours auparavant, l'armée russe et l'empereur Alexandre lui-même.