Je charge le duc de Trévise de nommer un major pour commander la
place de Reims, la garde nationale et les batteries qui s'y
trouvent, et de faire partir demain le général Corbineau pour venir
rejoindre l'empereur.
Je recommande au duc de Trévise de porter tous ses soins à l'organisation de la garde nationale et de la levée en masse, et de se procurer quelques chevaux pour atteler la batterie laissée à Reims.
Si Blücher prenait l'offensive dans la direction de Reims, de manière à ce que cette ville se trouvât sous les pas de l'ennemi, et que vous et le duc de Trévise ne fussiez pas en état de la défendre, alors vous retireriez avec vous l'un ou l'autre, la garnison et les pièces de canon et vous emmèneriez les gardes nationaux de la levée en masse avec vous.
Signé: Le prince vice-connétable, major général,
ALEXANDRE. ]
[2:
Ce 30 mars 1814.
MONSIEUR LE DUC,
Je viens de recevoir la lettre que V. Exc. m'a fait l'honneur de m'adresser.
L'union intime et indissoluble qui règne entre les souverains alliés m'est un sûr garant que les négociations que vous supposez avoir été entamées isolément entre l'Autriche et la France, n'ont pas eu lieu, et que vos données à cet égard sont destituées de fondemens.