[144]: M. le duc de Nivernais.

[145]: On connaît cette histoire; elle est dans les Souvenirs de Félicie, et très-vraie.

[146]: Attaché au service de la chambre de la Reine, et beau-père de madame Campan ou son mari.

[147]: D'où elle s'échappa aidée de la supérieure elle-même.—Tout le monde fut contre la victime dans cette odieuse affaire,—et cette victime, c'était la Reine!...

[148]: J'ai été bien aise de rapporter ce fait dont je puis certifier la vérité et qui ne peut être qu'agréable à la famille de madame de Marsan, s'il reste d'elle quelqu'un qui lui tienne d'assez près pour cela.

[149]: Hortense Mancini, nièce de Mazarin, épousa, en 1661, Charles-Armand de la Porte de La Meilleraie, fils du maréchal de ce nom, et lui porta les biens immenses de la maison de Mazarin. Elle mourut en 1699, laissant un fils qui hérita de cette fabuleuse fortune. Ce fils n'eut qu'une fille, qui à son tour fit entrer la riche succession des Mazarins dans la famille de Duras, d'où elle a passé par les femmes dans la famille d'Aumont, et puis dans celle des Matignons, ducs de Valentinois...

[150]: Duchesse de Boufflers en premières noces.

[151]: Il me faut raconter un trait qui fera juger de la moralité, comme honneur dans l'acception générale attachée à ce mot, de cette époque... Le prince de Conti donna une fête admirable au Temple, au roi de Danemark. Il y avait une quantité de femmes toutes plus parées les unes que les autres et couvertes de diamants. Celles qui n'en avaient pas assez en empruntaient ou en louaient chez leur joaillier. Madame de Brionne était, ce même soir, d'une magnificence achevée: sa robe était rattachée avec des nœuds de diamants et des fleurs en pierres précieuses... Sa robe n'avait été apportée qu'au moment de sa toilette, et ses femmes dûrent se hâter pour coudre les nœuds de pierreries et les fleurs... La robe était d'un velours nacarat très-épais, doublé de satin blanc... La difficulté de coudre dans cette étoffe fit que ses femmes posèrent les fleurs et les nœuds très-peu solidement... Au moment où la foule était le plus pressée, et comme on allait souper, plusieurs de ces nœuds et deux fleurs tombèrent sans que la princesse s'en aperçût. Elle ne le vit qu'à son arrivée dans la salle à manger, où la foule était si grande, qu'il fut impossible de retourner d'abord dans la grande galerie pour chercher les diamants. Lorsqu'on y fut, on retrouva non-seulement les nœuds, au nombre de trois, et les deux fleurs, mais l'un des nœuds ayant été écrasé sous les pieds, et les diamants s'étant échappés de la monture, on les retrouva tous... Sire, ils étaient trois mille[151-A]! et on peut bien dire ce mot; car pour ces sortes de bijoux, il faut des diamants d'un ou deux grains, ce qui fait appeler ces diamants de la grenaille. Eh bien! on a tout retrouvé. Je n'accuse aucune époque; mais je ne sais si aujourd'hui on serait aussi heureux que le fut madame de Brionne. Ce n'est pas madame Schickler, du moins; car ayant perdu, chez le comte Jules de Castellanne, une perle du prix, dit-on, de quinze mille francs, il fut impossible de la retrouver. Cela me parut d'autant plus singulier, qu'une perle fine ne s'écrase pas facilement.

[151-A]: Vers des Templiers de Raynouard.

[152]: Femme du gouverneur des pages de M. le duc d'Orléans (Montesson).