Je vous en conjure, monsieur, je vous supplie de ne pas faire continuer la lecture devant madame de Blot.
M. NECKER.
Pourquoi cela? elle est de nos amies. C'est une femme d'esprit, parfaitement agréable, et bien faite, je vous l'assure, pour sentir tout ce que vous valez... Je voudrais, au contraire, que l'on recommençât la lecture pour elle, et si vous étiez complaisante, autant que bonne et charmante, vous nous en laisseriez prendre la licence.
LA DUCHESSE DE LAUZUN, rougissant et très-embarrassée.
Je ne puis, monsieur, vous exprimer toute ma gratitude de la bonté avec laquelle madame Necker veut bien parler de moi; mais... je n'ai pas le courage de braver la censure de madame la comtesse de Blot.
M. NECKER, avec un sourire malin.
Vous êtes prévenue contre madame de Blot, et cela est très-naturel. Je sais pourquoi!
LA DUCHESSE DE LAUZUN, vivement.
Je n'ai nommé personne!
M. NECKER souriant encore.