—Madame, dit-il à la mourante, vous êtes bien malade: sans doute Dieu vous rendra la santé... mais il faut se préparer constamment à la mort... et surtout il faut être chrétienne.
MADAME DE LOGNY, dont les traits sont déjà altérés par les approches de la mort.
Monsieur le curé... monsieur... je vous ai déjà dit que je ne voulais pas que le clergé s'immisçât dans mes affaires de famille!... et en voilà... plus... peut-être... que j'ai...
LE CURÉ, l'interrompant vivement.
Madame, les moments que Dieu vous laisse sont trop précieux pour être perdus en vaines paroles... Vous avez deux enfants, madame...
MADAME DE LOGNY.
Silence... silence!...
LE CURÉ.
Non, madame; je ne garderai pas le silence dans une heure aussi terrible: je veux vous sauver... vous sauver de vous-même!... pardonnez... pardonnez au nom de celui qui pardonna à ses bourreaux...
MADEMOISELLE DE LOGNY, à genoux près du lit de sa mère.