Robespierre sourit avec ironie.
—Oui, c'est cela. Te voilà maintenant du même bord que ceux de la commune de Paris, et les autres machinateurs qui veulent perdre la patrie.
—Et que veulent ces hommes?
—Ce que tu demandes toi-même: changer les comités... les comités! qui seuls peuvent sauver et sauveront la patrie; nous sommes dans un moment de crise, Tallien, où la chose publique est perdue si le timon est abandonné à trop de mains. La Convention n'est déjà que trop nombreuse!
Tallien fit un mouvement à ce mot qui fut remarqué par Robespierre... Il se reprit et dit ensuite:
—Elle est trop nombreuse, quand je vois des hommes dans son sein qui peuvent perdre notre malheureuse patrie.
—Qui sont-ils? Et quel est leur nombre?
—Trop grand sans doute, surtout lorsqu'à leur tête on voit un homme comme Danton.
—Danton!
—Lui-même!... Crois-tu maintenant que la République doive prendre trop de mesures pour centraliser son pouvoir, lorsqu'elle voit de semblables perfidies?