Ou ces hommes étaient fidèles, alors qu'étaient donc leurs juges, et que devenait la justice républicaine?... S'ils étaient traîtres, s'ils conspiraient en effet... si le Père Duchesne MENTAIT, où donc alors chercher la vérité de la Révolution?...
[60]: Voici une strophe de cet hymne:
À tant de siècles d'imposture
Succède un jour de vérité;
De l'erreur la cohorte impure
Rampe aux pieds de la liberté.
Sur les ruines du despotisme
Nos mains ont placé ses autels;
Sur les débris du fanatisme,
Français, dressons-en de pareils.
Offrons à la Raison notre encens et nos vœux:
Un peuple qui l'implore est digne d'être heureux.
On voit que l'auteur de l'ode à la Calomnie ne se retrouve guère ici.
[61]: Noël, ministre plénipotentiaire de la République en Suisse; il fit prévenir Sottin qu'il y avait en France des agents de la cause royale.
[62]: Madame de Sarrut et madame Blanchet.
[63]: Barras disait que, bien qu'il y eût vingt-quatre ans d'écoulés depuis ce moment, que jamais il n'oublierait l'expression du visage mâle et noirci par le soleil du tropique de ce vieux matelot, en disant ces paroles.
[64]: Coupable entre les coupables, en raison de son nom et de sa naissance, Barras ne devait pas être amnistié par Louis XVIII; mais celui-ci, dans son égoïsme, ne songeait plus à son frère, et ne pensait qu'à lui seul.
[65]: Il écrivait de Toulon à la Convention: «Tout ce qui est étranger est fait prisonnier; tout ce qui est Français EST FUSILLÉ. La justice de la nation s'exerce journellement.»
[66]: Il accusait le général Brunet d'avoir livré Toulon aux Anglais. C'est alors que Bonaparte dirigea le siége pour le reprendre, et que Barras le connut et le prit en amitié, et non pas par madame de Beauharnais.