[45]: Du dix-neuvième jour du mois de ventôse de l'an IV de la république française, acte de mariage de NAPOLIONE Bonaparte, général en chef de l'armée de l'intérieur, âgé de vingt-huit ans, né à Ajaccio, domicilié à Paris, rue d'Antin, no ; et de Marie-Joséphine-Rose de Tascher, âgée de vingt-huit ans, née à la Martinique, dans les îles sous le vent, domiciliée à Paris rue Chantereine, no , fille de Joseph-Gaspard de Tascher, capitaine de dragons, et de Rose-Claire Desvergers, dite Anaïs, son épouse.

Moi, Charles-Théodore Leclerc, officier public de l'état-civil du deuxième arrondissement du canton de Paris, après avoir fait lecture, en présence des parties et témoins, 1o de l'acte de naissance de Napolione Bonaparte, qui constate qu'il est né, le 5 février 1768, de légitime mariage de Charles Bonaparte et de Lætitia Ramolini; 2o de l'acte de naissance de Marie-Joséphine-Rose de Tascher, qui constate qu'elle est née, le 23 juin 1767, de légitime mariage de Joseph-Gaspard, etc.., j'ai prononcé à haute voix que Napolione Bonaparte et Marie-Joséphine-Rose de Tacher étaient unis en légitime mariage. Et ce en présence des témoins majeurs ci-après nommés, savoir: Paul Barras, membre du Directoire exécutif, domicilié au palais du Luxembourg; Jean Lemarrois, aide-de-camp-capitaine du général Bonaparte, domicilié rue des Capucins; Jean-Lambert Tallien, membre du corps législatif, domicilié à Chaillot; Étienne-Jacques-Jérôme Calmelet, homme de loi, domicilié rue de la place Vendôme, no 207; qui tous ont signé avec les parties et moi. (Suivent les signatures.)

[46]: Ce n'est pas la Malvina et l'Ossian de Gérard; c'est le sujet assez confus, représentant les guerriers d'Ossian recevant Kléber, Hoche, Marceau, etc., aux Champs-Élysées.

[47]: M. le duc de Bouillon était extrêmement aimé dans sa terre de Navarre ainsi qu'à Évreux. Aussi ne lui est-il rien arrivé dans la Révolution.

[48]: Cette lettre est sans date de mois dans l'original. Mais d'après ce que dit Napoléon pour les plantations, on présume que c'est du mois de janvier ou de février.

[49]: Bois-Préau, la maison de mademoiselle Julien, à Ruelle, celle que Napoléon appelait la vieille fille. Il la détestait parce qu'elle n'avait jamais voulu lui vendre sa maison tant qu'elle vécut.

[50]: Le roi de Bavière et la reine, le roi de Wurtemberg, le roi de Saxe, le roi de Westphalie et tous les princes d'Allemagne alors à Paris, où ils étaient en foule.

[51]: Toutes ces lettres ont été fournies en original par la reine Hortense, et sont fidèlement transcrites sur ces mêmes originaux.

[52]: L'impératrice ayant fait la remarque que, lorsqu'elle voulait venir à Paris, elle ne savait où descendre, l'Empereur fit arranger pour elle l'Élysée-Napoléon.

[53]: La campagne de Bessières était Grignon... à sept ou huit lieues de Paris. Bessières avait imaginé ce rapprochement comme si tout n'était pas rompu! Ces lettres doivent montrer à Marie-Louise combien sa fausse jalousie était absurde, et combien elle était peu fondée, puisque, même avant le mariage, toute relation était rompue entre Joséphine et Napoléon.