»Napoléon.»
«À L'IMPÉRATRICE, À STRASBOURG.
»Saint-Polten, le 9 mai 1809.
»Mon amie, je t'écris de Saint-Polten[33]. Demain je serai devant Vienne: ce sera juste un mois après le même jour où les Autrichiens ont passé l'Inn et violé la paix.
»Ma santé est bonne, le temps est superbe et les soldats sont gais: il y a ici du vin.
»Porte-toi bien.
»Tout à toi:
»Napoléon.»
En parcourant ces lettres, dont la suite était semblable à ce que je viens de citer, le duc d'Otrante sourit en son âme; car sa besogne lui paraissait maintenant bien faite. Il lui était démontré que l'Empereur voulait le divorce, et que tous les obstacles que lui-même paraissait y apporter n'étaient qu'une feinte à laquelle il serait adroit de ne pas ajouter foi par sa conduite, si on paraissait le faire en apparence. Joséphine suivait son regard à mesure qu'il parcourait ces lettres sur lesquelles elle avait elle-même souvent pleuré. Fouché les lui rendit en silence.
—«Eh bien? lui dit-elle...