Vous avez raison, ma mère!... mais cependant... Ah! c'est affreux!... (Allant à son beau-père.) Monsieur, j'accepte; je ne veux pas être un flambeau de discorde entre cet homme et votre maison...

LE DUC DE LUYNES attendri, lui baisant la main.

Ma bru, vous êtes une digne fille des Narbonne... Je vous aimais... maintenant je vous honorerai profondément.

MADAME DE LUYNES pleurant en l'embrassant.

Ma noble, ma digne, ma bien-aimée en tout, oui, vous êtes un ange et ma joie en ce monde.

M. DE CHEVREUSE.

Et à moi ma gloire.

MADAME DE CHEVREUSE, souriant avec peine.

Eh bien! eh bien, ne m'attendrissez pas... si vous êtes tous contents, je le suis aussi. Dieu veuille que nous n'ayons pas à nous en repentir!...

Ce fut ainsi qu'elle accepta la place de dame du palais. Je l'ai vue étant de service auprès de l'Impératrice. Sans doute elle n'y était pas inconvenante; mais si j'eusse été l'Impératrice, jamais je ne me serais exposée à de pareils traits de la part de madame de Chevreuse.