[88]: C'est le même dont Vestris le fils, c'est-à-dire celui qu'on appelait le Diou de la danse ou Vestr' Alard, parce que sa mère était mademoiselle Alard, disait, en 1805, en apprenant qu'il était roi: Ce pauvre Max (Maximilien), je suis bien aise qu'on l'ait fait roi!

[89]: Depuis princesse de Carignan; une charmante personne de cœur et d'esprit. Elle est morte brûlée!...

[90]: Une blonde montée en papillons sur une carcasse, et qu'on posait sur le derrière de la robe de cour, et qui, montant sur les épaules, venait en mourant jusqu'à la poitrine.

[91]: Le mari de la fameuse demoiselle Guimard.

[92]: J'ai retrouvé cette même voix de manière à me faire tressaillir toutes les fois qu'elle vient à mon oreille: c'est dans le comte Valeski. Cette ressemblance d'organe est quelquefois d'une telle force qu'elle fait mal.

[93]: Il n'est pas changé d'humeur ni d'esprit; il est toujours aussi amusant, aussi gai lui-même. Il me donnait le bras l'hiver dernier dans un bal[93-A], et ses remarques sur les gens qui passaient devant nous auraient fait rire la douleur même.

[93-A]: Chez M. Dupin, président de la Chambre des Députés.

[94]: M. de Longchamps était un homme d'esprit et charmant de manières, et de manières sociables. Il faisait de jolis vers, et il est connu par plusieurs pièces fort jolies représentées sur le théâtre de l'Opéra-Comique. C'est lui qui a fait cette ravissante romance au moment de partir pour son exil, lorsqu'il alla en Amérique. Jamais la poésie n'a mieux rendu la pensée du cœur. Il y a tout un poëme de l'âme dans le second couplet. Boïeldieu fit la musique; elle est en rapport avec les paroles, et tout à fait dramatique. Voici ce couplet:

J'observe tout ce que je laisse
Avec d'autres yeux qu'autrefois;
Tout m'attache, tout m'intéresse,
Je tiens à tout ce que je vois.
Parents chéris, fidèle amie,
Pour moi ne sont pas moins perdus Que si j'eusse quitté la vie,
Et j'aurai les regrets de plus.

Les quatre derniers vers sont ravissants de vérité et de sensibilité.