PÉRIGORD (Boson DE), 1832. Fils aîné du duc de Valençay et de sa première femme, Mlle de Montmorency. Il porta plus tard le titre de duc de Talleyrand et de Sagan.
PERPONCHER (le comte Henri DE), 1771-1856. Général d'infanterie en Hollande, il devint ministre des Pays-Bas, à la Cour de Frédéric-Guillaume III.
PERPONCHER (la comtesse DE), morte en 1861. Adélaïde, comtesse de Reede, épousa en 1816, le comte Henri de Perponcher.
PERREGEAUX (le comte DE), 1785-1841. D'abord auditeur au conseil d'État, il remplit ensuite quelques missions administratives sous l'Empire; la Restauration le tint à l'écart, mais le roi Louis-Philippe le créa pair de France en 1831.
PETETOT (l'abbé Louis-Pierre), 1801-1887. Supérieur général de l'ordre de l'Oratoire, après avoir été curé de Saint-Louis-d'Antin et de Saint-Roch, il dirigea cet ordre pendant plus de vingt ans, puis démissionna en 1884.
PEYRONNET (le comte DE), 1778-1854. Émigré durant la Révolution et l'Empire, il fut élu député sous la Restauration, et siégea à droite parmi les ultras; ministre de la Justice sous M. de Villèle, il attacha son nom à toutes les mesures rétrogrades. Devenu, en 1829, ministre de l'intérieur dans le ministère Polignac, il fut un des rédacteurs des Ordonnances qui provoquèrent la révolution de Juillet. Arrêté, jugé par la Cour des pairs, il fut condamné à la détention perpétuelle. Il passa six ans au fort de Ham, puis fut gracié, mais vécut dès lors dans une retraite absolue, dans sa propriété de Montferrand, près de Bordeaux.
PIATOLI (l'abbé Scipion), 1750-1809. Né à Florence, il entra dans les ordres. La princesse Lubomirska, née Czartoryska, qui voyageait en Italie, le prit comme instituteur pour son neveu, le prince Henri Lubomirski; l'Abbé vint avec elle en Pologne en 1787 et le comte Ignace Potocki, frappé de ses qualités, le fit nommer secrétaire du roi Stanislas-Auguste. L'abbé Piatoli persuada le Roi de se joindre au parti patriotique polonais, et il devint le rédacteur, après en avoir donné lui-même la direction, de la Constitution du 3 mai 1791. Après le second démembrement de la Pologne, il quitta le pays, et fut attaché comme précepteur auprès de la princesse Dorothée de Courlande. Il obtint, plus tard, par l'entremise du prince Adam Czartoryski, une place au service de la Russie. Très savant, plein d'imagination et de sentiments élevés, il était très imbu d'idées voltairiennes.
PIE VII (le pape), 1740-1823. Barbé Chiaramonti, bénédictin, puis évêque de Tivoli, reçut la pourpre en 1795 avec l'évêché d'Imola, et fut élu Pape en 1800. Il réorganisa ses États, signa un Concordat avec Bonaparte, puis vint le sacrer Empereur à Paris en 1804. Quelques années après, ayant refusé d'expulser les ennemis de la France, il vit ses États envahis, et ses provinces furent réunies à l'Empire français. Ayant excommunié l'Empereur, il dut subir une dure captivité à Fontainebleau. Le Congrès de Vienne lui rendit ses possessions en 1814, et il y retourna. Il eut la générosité de donner asile, à Rome, à plusieurs membres de la famille de l'Empereur déchu.
PIMODAN (le marquis DE), né en 1789. Camille de Rarécourt de la Vallée, marquis de Pimodan, capitaine de cavalerie, gentilhomme honoraire de la chambre du roi Charles X, chevalier de la Légion d'honneur. Il avait épousé, en 1819, Mlle de Frénilly.
PISCATORY (Théobald-Émile), 1799-1870. Il se rendit en Grèce, sous la Restauration, pour y défendre la cause de l'indépendance. Il fut nommé député en 1832 et vota toujours avec la majorité conservatrice. De 1844 à 1846, il fut ministre plénipotentiaire en Grèce, et y contre-balança habilement l'influence anglaise. En 1846, il fut fait pair de France; en 1847, il fut nommé ambassadeur en Espagne. Il quitta la vie politique après le coup d'État de 1851.