[54] De nombreuses exactions commises, au Mexique, au préjudice de nos nationaux, contraignirent, en 1837, le gouvernement français à élever des réclamations qui n'aboutirent à aucun résultat. Une flotte française fit alors le blocus du fort de Saint-Juan d'Ulloa, qui commande l'entrée de la Vera-Cruz, sous les ordres du contre-amiral Baudin; elle le prit, le 27 novembre 1838, après plusieurs mois de résistance, et contraignit ainsi le Gouvernement mexicain à signer un traité à Vera-Cruz, le 9 mars 1839.

[55] Cet ouvrage de M. de Rémusat parut ensuite en 1845; on y trouve un exposé magistral des doctrines d'Abélard et de sa philosophie scolastique.

[56] Alors M. Gergonne, officier de la Légion d'honneur.

[57] Le Musée de Montpellier occupe maintenant un des premiers rangs parmi les Musées de province. Il fut fondé en 1825 par Fabre, qui, après un séjour de quarante ans en Italie, revint dans sa ville natale, apportant avec lui une belle collection de tableaux, dont un certain nombre lui venaient d'Alfieri, diverses œuvres d'art et une précieuse bibliothèque qu'il légua, en mourant, à la ville de Montpellier.

[58] L'abbé Genoude était le directeur de la Gazette de France.

[59] La vue des côtes de Corse et la lecture du roman de Mérimée, Colomba, qui venait de paraître dans la Revue des Deux Mondes, firent naître dans la nature originale du marquis de Castellane le désir de faire ce voyage, qu'il entreprit effectivement avec sa famille. Cette excursion, un peu aventureuse à cette époque, dura à peu près deux semaines. En revenant en France, il se rendit à Perpignan, où commandait alors son père, le comte de Castellane, promu lieutenant général depuis son retour du siège d'Anvers.

[60] Le 8 février 1842, le prince Nicolas Esterhazy avait épousé lady Sarah Villiers, fille de lord et de lady Jersey.

[61] Pour remplacer M. Humann.

[62] Colomba est une saisissante peinture des vendettas corses, qui est restée célèbre et populaire. Mérimée fit d'abord paraître ce roman dans la Revue des Deux Mondes, qui l'offrit au public, précisément pendant l'hiver de 1842.

[63] William Hope, financier hollandais, d'origine anglaise, gendre du général Rapp et possesseur d'une immense fortune, s'était d'abord établi à Paris, dans une maison de la rue Neuve des Mathurins, où il recevait la meilleure compagnie. Cette habitation étant devenue trop étroite pour suffire à ses nombreuses relations, M. Hope fit bâtir le grand hôtel du 57, rue Saint-Dominique, dont le baron Seillière fit l'acquisition après sa mort, et qu'il devait lui-même léguer à sa fille devenue princesse de Sagan par son mariage avec Boson de Talleyrand-Périgord, prince de Sagan, petit-fils de la duchesse de Talleyrand.