[84] En 1843, un Français, M. Faye, découvrit une comète périodique, dont il calcula les événements, et qui porte son nom. Cette découverte fit un certain bruit: M. Faye reçut, de l'Académie des sciences, le prix Lalande et fut nommé chevalier de la Légion d'honneur.
[85] Ce remarquable morceau sur Saint-Cyr fut imprimé et publié, en 1843, à un petit nombre d'exemplaires. Il peut être considéré comme l'origine de l'ouvrage du duc de Noailles sur Madame de Maintenon et les principaux événements du règne de Louis XIV, dont il commence le troisième volume, et qui devait ouvrir au duc de Noailles les portes de l'Académie française.
[86] Le duc Pasquier.
[87] Avec la Princesse Clémentine.
[88] Après la mort du Duc d'Orléans, en 1842, la Chambre des Députés avait voté une loi qui nommait, en cas de mort du vieux Roi, le Duc de Nemours Régent du Royaume, pendant la minorité du Comte de Paris. A partir de cette époque, le Prince assista aux travaux de la Chambre des Pairs et fit les voyages officiels dans les départements.
[89] Le pays de Neuchâtel avait été cédé à Frédéric Ier, roi de Prusse, en 1707, et était devenu français de 1806 à 1814; les traités de Vienne l'avaient rendu à Frédéric-Guillaume III, tout en le maintenant dans la Confédération suisse, et cet état de choses devait durer jusqu'à la révolution de 1848 où les montagnards chassèrent le Gouvernement prussien, Frédéric-Guillaume IV n'abandonna définitivement ses droits qu'en 1850, et une convention, signée le 24 mai 1852, assura l'indépendance de Neuchâtel, tout en réservant les droits de la Prusse.
[90] M. de Custine avait réuni les souvenirs de son voyage en Russie dans un ouvrage en quatre volumes, intitulé: La Russie en 1839.
[91] On veut ici parler du mariage du Grand-Duc héritier de Russie (depuis Alexandre II) avec la fille du Grand-Duc de Hesse-Darmstadt, mariage célébré à Pétersbourg, le 16 avril 1841.
[92] Le prince Serge Troubetzkoï, alors fort jeune, avait pris une part active dans la conspiration qui éclata à Saint-Pétersbourg, en 1825, sur la légitimité de l'Empereur Nicolas à monter sur le trône de Russie; il était accusé d'usurper la couronne de son frère Constantin. Condamné à mort par la Haute Cour de justice, le prince Troubetzkoï vit sa peine commuée en un exil perpétuel en Sibérie où il fut envoyé, et, comme forçat, obligé de travailler dans les mines. L'Empereur Nicolas resta toute sa vie inflexible et ne voulut jamais pardonner à celui qui avait conspiré contre lui; ce ne fut qu'en 1855 qu'il fut gracié par Alexandre II, à son avènement au trône. La princesse Troubetzkoï, poussée par un dévouement passionné, suivit son mari dans cet exil, et son effort parut, à tous les yeux, d'autant plus héroïque, que les deux époux avaient vécu, jusque-là, assez froidement ensemble.
[93] Extrait d'une lettre.