ANDREA DEL SARTO, 1488-1530. Le vrai nom de ce célèbre peintre florentin était Andrea Vannucchi.
ANTONELLI (le cardinal), 1806-1876. Premier ministre du Pape Pie IX. Le Pape Grégoire XVI fit Antonelli prélat et assesseur au tribunal supérieur. Successivement délégué à Orvieto, à Viterbe, à Macerata, Antonelli devint, en 1841, sous-secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur, grand trésorier en 1845, cardinal en 1847; puis ministre des Finances et président de la consulte d'État. En 1848, le cardinal Antonelli fit partie de la commission qui rédigea le statut libéral de mars. Devenu l'un des conseillers les plus influents auprès du Pape Pie IX, le Cardinal conseilla la fuite à ce Pontife, après le meurtre du comte Rossi, en 1848. Lors de la rentrée du Pape Pie IX, à Rome, le cardinal Antonelli fut nommé secrétaire d'État des Affaires étrangères, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort.
APPONYI (le comte Rodolphe), 1812-1876. Diplomate autrichien: attaché très jeune à l'ambassade d'Autriche à Paris, il passa à celle de Saint-Pétersbourg où il épousa, en 1840, la fille du comte Alexandre Benkendorff (nièce de la princesse Lieven). Devenu ministre à Carlsruhe, puis à Turin et à Munich, le comte Apponyi fut nommé ambassadeur à Londres et ensuite à Paris. Il mourut à Venise.
AQUILA (le comte D'), 1824-1897. Louis, prince de Bourbon, fils du second mariage de François Ier, Roi de Naples, et de l'Infante Isabelle d'Espagne, épousa, en 1844, à Rio-Janeiro, une princesse de Bragance, fille de Pierre Ier, Empereur du Brésil. Le comte d'Aquila était grand-amiral brésilien et chevalier de la Toison d'or.
ARENBERG (le prince Pierre D'), 1790-1877.
ARENBERG (Auguste-Marie-Raymond D'), 1753-1832. Prit le titre de comte de la Marck à la mort de son grand-père maternel, et c'est sous ce nom qu'il figure aux États généraux de 1789. Le comte de la Marck s'y déclara d'abord en faveur du Tiers État; mais il se rapprocha bientôt de la Cour, se lia d'amitié avec Mirabeau et devint l'intermédiaire de ses relations avec la Famille Royale. Mirabeau mourut entre ses bras et le nomma son exécuteur testamentaire.
ARJUZON (le comte D'), 1800-1874. Gentilhomme de la chambre du Roi Charles X, le comte d'Arjuzon débuta dans la carrière politique comme conseiller général du canton de Montfort, dans l'Eure. Député au Corps législatif sous le second Empire, il s'associa à tous les actes du règne de Napoléon III, et devint chambellan de l'Empereur, qui le fit officier de la Légion d'honneur en 1861.
ARNIM-HEINRICHSDORFF (le comte Henri D'), 1791-1859. Diplomate et homme d'État prussien.
AUERSWALD (M.-Rodolphe D'), 1795-1886. Homme d'État prussien. Élevé avec le prince Guillaume de Prusse (le futur Empereur d'Allemagne), Auerswald commença par la carrière des armes. Il s'en retira en 1820, pour occuper, en province, plusieurs postes administratifs. Après la révolution de 1848, Auerswald fut chargé de présider le nouveau ministère Hansemann-Kühlwetter-Schreckenstein. Élu ensuite député, il siégea dans les rangs de la droite. En 1858, le Prince-Régent appela Auerswald à faire partie du ministère de la nouvelle ère, comme ministre sans portefeuille. Auerswald entreprit alors la réorganisation de l'armée, qui fut cause d'un conflit avec la Chambre prussienne, dura des années et fut la raison de la chute du ministère libéral en 1862. M. de Bismarck le remplaça alors à la tête des affaires.
AUGIER (Émile), 1820-1889. Poète dramatique français, membre de l'Académie, où, en 1858, il remplaça M. de Salvandy, Augier fut nommé sénateur par décret impérial en 1870, pour services rendus par ses productions littéraires.