SAFFI. Membre influent du gouvernement organisé à Rome en 1848 par Mazzini. Un triumvirat avait été élu par cette assemblée romaine. Il se composait de Mazzini, Saffi et Armellini, qui étaient tous trois investis de pouvoirs absolus.

SAINT-AIGNAN (Mlle Amicie Rousseau DE), 1835-1854, épousa en 1853 le comte Paul de Périgord et mourut en donnant le jour à une fille.

SAINT-ARNAUD (Achille Leroy DE), 1798-1854. Entré au service militaire en 1815. Achille de Saint-Arnaud fit toutes les campagnes d'Afrique et, en 1851, il fut promu au commandement d'une division de l'armée de Paris. Devenu ensuite ministre de la guerre, il s'attacha à la réorganisation de l'armée. Le 2 décembre 1851, Saint-Arnaud fut chargé de prendre les mesures militaires qui devaient assurer la réussite du coup d'État et, en 1852, il reçut le bâton de maréchal. Mis, en 1854, à la tête de l'armée dirigée sur la Crimée, Saint-Arnaud y opéra une heureuse descente, et après avoir remporté la victoire de l'Alma, succomba en peu de jours, vaincu par une maladie qui le minait depuis longtemps.

SAINTE-AULAIRE (le comte DE) *, 1788-1854. Pair de France et diplomate distingué.

SAINTE-BEUVE (Charles-Augustin) ***, 1804-1899. Critique français célèbre.

SAINTE-FOIX (Radix DE). Premier commis des Affaires étrangères sous le Directoire: aimable et plein d'esprit, au dire de Mme Geoffrin, Sainte-Foix était un grand ami du prince de Talleyrand.

SAINT-MARC-GIRARDIN (1801-1873). Littérateur français, appelé, en 1830, à suppléer M. Guizot à la Faculté des lettres et nommé maître des requêtes au Conseil d'État, Saint-Marc-Girardin devint rédacteur du journal des Débats. En 1834 il fut élu député et, en 1844, nommé à l'Académie française. Sous la République et l'Empire, Saint-Marc-Girardin se tint à l'écart de la politique.

SAINT-PRIEST (le vicomte DE), 1789-1881. Emmanuel-Louis-Marie-Guignard vicomte de Saint-Priest avait suivi sa famille en Russie lors de l'émigration; il entra au service militaire de ce pays et ne revint en France qu'après la chute de Napoléon Ier. Il servit avec ardeur la cause du gouvernement royal et, à la seconde Restauration, fut nommé maréchal de camp, premier écuyer tranchant, et menin de M. le duc d'Angoulême. En 1823, le vicomte de Saint-Priest se distingua pendant la guerre d'Espagne où sa belle conduite lui valut le grade de lieutenant-général. Nommé ministre de France à Madrid, puis à Berlin, il démissionna en 1832, pour préparer, avec la duchesse de Berry, le mouvement royaliste en Vendée. Le vicomte de Saint-Priest vécut ensuite dans la retraite jusqu'en 1849. Il fut alors élu à l'Assemblée législative, où il vota toujours avec l'extrême droite, restant fidèle au comte de Chambord dont il était le confident. Le coup d'État de 1851 mit fin à sa carrière parlementaire.

SAINT-PRIEST (le comte Alexis DE) *, 1805-1885. Diplomate et écrivain français, membre de l'Académie française où il fut élu en 1849.

SALMOUR (le comte Roger Gabaleone DE). Le comte de Salmour était un ami de jeunesse du comte de Cavour. Il fut d'abord secrétaire au ministère des Finances en Piémont, puis au ministère des Affaires étrangères et devint ensuite ministre plénipotentiaire à Naples où il resta jusqu'en 1859.