[81] Le Roi Léopold des Belges, dans le but de présenter aux principales Cours de l'Europe son fils aîné, qui avait atteint sa majorité, et qu'il voulait marier, et en même temps désireux d'obtenir l'augmentation des garanties de l'indépendance de la Belgique, ainsi que la conclusion d'un traité de commerce avec le Zoll-Verein, entreprit, au mois de mai 1853, un voyage à Berlin et à Vienne. Le Roi de Prusse, qui le reçut à Berlin avec une grande affabilité, le retrouva peu de jours après dans la capitale de l'Autriche, où Frédéric-Guillaume IV, accompagné de son frère, le Prince Charles de Prusse, se rendit le 20 mai pour y signer le traité de commerce austro-prussien. Le Roi put alors assister aux fiançailles du Duc de Brabant avec l'Archiduchesse Marie, fille de feu le Palatin. Ce mariage fut célébré le 23 août suivant.
[82] Hansdorf était alors la station du chemin de fer d'embranchement de Berlin-Sagan.
[83] La Grande-Duchesse Stéphanie.
[84] Le Prince Albert de Prusse, qui vivait séparé de sa femme depuis quelque temps, venait d'épouser, assez clandestinement, une dame d'honneur de cette Princesse, Mlle de Rauch, qui reçut le titre et le nom de comtesse de Hohenau.
[85] L'Église grecque, dans les Lieux Saints, empiétait sur l'Église latine qui perdait ainsi tout droit. Appuyée par la France, l'Église latine demanda que la question reçût un nouveau règlement, et la Turquie fut appelée à en décider. La Russie, croyant le moment venu d'imposer ses volontés, envoya à Constantinople le maréchal Menschikoff, avec des propositions dont elle exigeait la signature immédiate. La Turquie, voyant l'abdication de son indépendance, les rejeta. La Russie envahit aussitôt les Principautés danubiennes. C'était un casus belli. L'Angleterre, la France et l'Autriche, dans l'espoir de maintenir la paix, adressèrent à la Russie une note portant leurs trois signatures. La Turquie, n'ayant pas accepté, sans modification, le contenu de cette note, le Czar la rejeta, et le but que l'on se proposait ne fut pas atteint.
[86] L'Empereur Nicolas arriva, en effet, à Olmütz: il était accompagné de son beau-frère, le Prince de Prusse, pour s'entendre avec l'Autriche et la Prusse. Une longue conférence eut lieu le 2 octobre, sous la tente impériale, entre les deux Empereurs, le Prince de Prusse et MM. de Nesselrode et de Buol. Les délibérations en restèrent d'abord secrètes, puis, on apprit bientôt que le Czar avait fait savoir à la Porte Ottomane que ces puissances ne lui donneraient qu'une garantie séparée de chacune d'elles, et non pas une garantie collective, et qu'il n'y aurait aucune solidarité entre les garants de l'intégrité et de l'indépendance de la Turquie. La proposition austro-russe fut repoussée à Londres comme à Paris, et absolument rejetée à Constantinople.
[87] Pour le mariage du Duc de Brabant.
[88] Marquise de Castellane.
[89] Une dépêche avait apporté la déclaration formelle de la guerre de la Porte à la Russie. Le texte en était d'abord parvenu à la Légation ottomane à Vienne avec la condition que les hostilités ne seraient ouvertes que dans le cas où la Russie n'évacuerait pas les Principautés danubiennes dans les quatre semaines.
[90] Maréchal des logis.