[207] L'abbé Ledieu avait été, en 1684, attaché à la personne de Bossuet en qualité de secrétaire. Quatre ans avant la mort de l'évêque de Meaux, il se mit à écrire un journal, aussi curieux qu'instructif, notant jour par jour, heure par heure, les faits et gestes de son illustre maître. Ces Mémoires, qui renferment des trésors de détails des plus intéressants, ne furent publiés qu'en 1856 par l'abbé Guette, d'après le manuscrit autographe.
[208] En revenant du couronnement de Moscou, M. de Morny épousa à Saint-Pétersbourg une princesse Troubetskoï, demoiselle d'honneur de l'Impératrice, qui devint en secondes noces duchesse de Sesto.
[209] A la suite d'une insurrection qui avait éclaté dans le canton le 29 février 1848, Neuchâtel s'était rendu indépendant de la Prusse en proclamant une constitution démocratique. Le Roi de Prusse protesta et, au mois de septembre 1856, le parti royaliste, ayant à sa tête le comte de Pourtalès, tenta un coup de main pour rétablir la suzeraineté prussienne. Cette tentative fut réprimée par les troupes du Conseil fédéral, qui firent plusieurs prisonniers, et il fallut l'intervention de la France pour obtenir leur élargissement sans caution, après avoir fait prendre au Roi de Prusse l'engagement de renoncer à son droit de suzeraineté. Le traité du 26 février 1858 affirma définitivement l'indépendance de Neuchâtel.
[210] En ouvrant le 15 février la session législative de 1857, l'Empereur Napoléon III avait prononcé un discours dans lequel il célébrait les bienfaits de la paix qu'il était parvenu à rétablir, l'intention de réduire les dépenses sans suspendre les grands travaux et de diminuer certains impôts. Puis il remerciait les députés d'avoir proclamé l'Empire pendant leur législature, de l'avoir soutenu pendant la guerre, et résumait toute sa pensée dans cette phrase où il faisait une si évidente allusion à M. Thiers: «La France, sans froisser les droits de personne, a repris dans le monde le rang qui lui convenait et peut se livrer en toute sécurité à tout ce que produit le grand génie de la paix. Que Dieu ne se lasse pas de la protéger et bientôt l'on pourra dire de notre époque ce qu'un homme d'État, historien illustre et national, a écrit du Consulat: «La satisfaction était partout, et quiconque n'avait pas dans le cœur les mauvaises passions des partis était heureux du bonheur public.»
[211] On trouvera la lettre de M. le Comte de Chambord au duc de Nemours aux pièces justificatives de ce volume.
[212] De l'anglais: sa lune de miel.
[213] De la maison de Bourbon.
[214] Le Consulat et l'Empire.
[215] M. de Falloux fut reçu à l'Académie française le 26 mars 1857; il y remplaçait M. Molé. Son discours fut accueilli assez froidement par la docte Assemblée, comme par une grande partie du public, qui s'interdisait une approbation littéraire pouvant ressembler à un assentiment politique.
[216] Mgr de Dreux-Brézé.