[98: Le prince Louis-Ferdinand.]
[99: La reine Louise mourut le 19 juillet 1810; elle était née le 10 mars 1776.]
[100: Du 6 au 9 juillet 1807. Voir sur le voyage de la reine Louise à Tilsit et son entrevue avec Napoléon l'ouvrage de M. Albert Vandal, Napoléon et Alexandre Ier; de Tilsit à Erfurt, 1 vol. in-8°, 1891, pp. 94-99.]
[101: Vers ce même temps (été de 1808) la reine Louise écrit à madame de Berg: «Je souffre infiniment. Ah! trop souvent des reproches tombent sur moi, sur moi qui porte, comme Atlas le monde, un fardeau de souffrances. Que ne puis-je répondre? Je pleure et j'étouffe mes larmes. Il y eut un an avant-hier que j'eus ma première entrevue avec Napoléon, hier il y eut un an que j'eus ma dernière avec lui. Ah! quel souvenir! Ce que j'ai souffert là, je l'ai souffert beaucoup plus pour d'autres que pour moi-même. Je pleurais, je priais au nom de l'amour et de l'humanité, au nom de notre malheur et des lois qui gouvernent le monde. Et je n'étais qu'une femme, un être faible et pourtant supérieur à cet adversaire, si pauvre de cœur.» (Briefe der Königin Luise von Preussen, recueillies par A. Martin, 1 vol., Berlin, 1887, lettre XXIX.)]
[102: Vandal, pp. 94.]
[103: La beauté de la reine Louise produisit une grande impression sur tous ceux qui l'approchèrent, et de Gœthe à madame Vigée-Lebrun la liste est longue de ceux qui parlent d'elle avec un enthousiasme lyrique, comme d'une «apparition céleste». «Il y avait dans le son de sa voix, dit le général de Ségur, une douceur si harmonieuse, dans ses paroles une séduction si aimable et si touchante, dans son attitude tant de charme et de majesté que, interdit pendant quelques instants, je me crus en présence d'une de ces apparitions dont les récits des temps fabuleux nous ont retracé l'image.» (Histoire et Mémoires, t. II, p. 210) C'est à peine si l'on trouve quelques hérétiques du culte de cette beauté. Cependant quelques-uns osaient critiquer chez la reine Louise la longueur de ses pieds ou de ses mains et ils se trouvent, sur ce point, d'accord avec l'auteur de ces Mémoires. D'autres allaient jusqu'à affirmer que la banderole de gaze légère qui flottait toujours autour de son cou, avec une grâce que la peinture a illustrée, cachait ingénieusement des cicatrices. (Arnim, Vertraute Geschichte, t. III, pp. 251-259.)]
[104: Pendant la guerre de l'Indépendance (Befreiungskrieg).]
[105: Le portrait le plus populaire de la reine Louise est celui de Richter (musée de Cologne). On en voit des reproductions exposées aux vitrines de presque toutes les boutiques d'Allemagne. Au musée de Hohenzollern à Berlin il y a un autre portrait, moins célèbre mais fort beau, de la reine Louise représentée en amazone.]
[106: L'histoire a conservé le nom de cette jeune fille; elle s'appelait Ferdinande von Schmettau. Née en 1798, elle est morte en 1815. Le sacrifice qu'elle accomplit en 1813 est, encore aujourd'hui, mentionné dans les manuels d'histoire à l'usage des jeunes filles. En 1863, on en fêta le cinquantenaire.]
[107: Le 3 août 1814. L'ordre de Louise fut créé dans le but de récompenser cent dames ou demoiselles qui, pendant la «guerre d'indépendance», s'étaient distinguées par leur patriotisme. Les insignes sont la croix de Prusse avec l'initiale L au milieu et ruban blanc avec large liséré noir de chaque côté.]