CHAPITRE XX.

(1792)

Le prétendu comité autrichien.—Le Roi dénonce cette calomnie au tribunal du juge de paix La Rivière.—Condamnation de celui-ci.—Retour aux Tuileries de madame de Lamballe.—Proposition Goyer relative au mariage.—Protestation de Dumouriez contre le roi de Sardaigne.—Plaintes de la Reine contre M. de Mercy.—Son grand courage.—Louis XVI fait brûler l'édition des Mémoires de madame de la Motte.—Décret contre les prêtres insermentés.—Licenciement de la garde constitutionnelle du Roi et envoi de M. de Brissac à Orléans.—Pauline de Tourzel[102]

CHAPITRE XXI.

(1792)

Proposition d'un camp de vingt mille hommes à Paris.—Manuel et la Fête-Dieu.—Dénonciation de Chabot.—Le duc d'Orléans.—Lettre de M. Roland rendue publique avant que le Roi en eût connaissance.—Le Roi nomme de nouveaux ministres.—Démarche courageuse du directoire de Paris pour remédier aux maux que la lettre de M. Roland pouvait produire.—Moyens employés pour opérer un mouvement dans Paris.—Journée du 20 juin.—Suites de cette journée et menées des factieux pour hâter le renversement de la monarchie[122]

CHAPITRE XXII.

(1792)

Voyage de M. de la Fayette pour se plaindre de la violation de la Constitution; son peu de succès.—Continuation des menées pour opérer la destruction de la monarchie.—Arrêté du conseil général pour suspendre de leurs fonctions Péthion et Manuel, et leur renvoi aux tribunaux; sa dénonciation contre Santerre et les officiers militaires et municipaux qui avaient participé à la journée du 20 juin.—Démarche de l'Assemblée vis-à-vis du Roi pour annoncer son retour à des sentiments de paix et de concorde.—Réhabilitation de Péthion, qu'elle se fait demander par le peuple, qu'elle anime de plus en plus contre le Roi et sa famille.—Elle proclame la patrie en danger.—Changement de ministres.—Démarche des constitutionnels pour sauver le Roi, l'engageant à se remettre entre leurs mains; ce prince s'y refuse.—L'Assemblée ne dissimule plus ses projets et se permet les insultes les plus violentes contre le Roi et sa famille.—Renvoi des troupes de ligne dont on redoutait l'attachement pour la personne de Sa Majesté.—Arrivée des Marseillais.—Manifeste du duc de Brunswick.—L'Assemblée se sert de cette occasion pour exaspérer les esprits.—Péthion dénonce le Roi à la barre et provoque par sa conduite la journée du 10 août[158]