Mai 1887.
Citons encore, mais sans nous arrêter: la Daniella, un roman très romanesque; Narcisse, les Dames Vertes, l'Homme de neige, Constance Verrier, la Famille de Germandre, Valvèdre, la Ville-Noire, Tamaris (1862); Mademoiselle de La Quintinie (1863), la Confession d'une jeune fille (1865), Monsieur Sylvestre, le Dernier amour, Cadio (1868), Mademoiselle Merquem, Pierre qui roule, le Château de Pictordu, Flamarande, etc., etc.; puis les Légendes rustiques, Impressions et souvenirs, Autour de la table, les Contes d'une grand'mère, etc., etc.
CHAPITRE III
LES SOURCES DE L'INSPIRATION DE GEORGE SAND
LES IDÉES ET LES SENTIMENTS
Peut-on démêler exactement et réduire à quelques-unes les sources principales de l'inspiration de Mme Sand dans sa longue vie littéraire? Quelle était sa doctrine sur les grands sujets de la méditation humaine dont elle se montre passionnément occupée: les lois sociales, l'amour, la nature, les idées, le sentiment du divin dans le monde et dans la vie? Comment gouverne-t-elle et mélange-t-elle ces diverses inspirations? N'ont-elles pas produit quelquefois, par leur conflit, quelque effet discordant, quelque confusion dans son oeuvre?