[18]

Mme Sand a recueilli avec soin les principales de ces pièces dans un volume à part: le Théâtre de Nohant, où se trouvent le Drac, Plutus, le Pavé, la Nuit de Noël, Marielle. Ce ne sont pas tout à fait les pièces telles qu'elles avaient été récitées sur la scène de Nohant, d'après un canevas détaillé, mais telles que l'auteur les a écrites après coup, sous l'impression qui lui en était restée.

[19]

Voir la lettre, si curieuse à ce point de vue, à Flaubert, du 31 décembre 1867.

[20]

À côté de ces conseils, nous voudrions en placer d'autres, empruntés à des lettres inédites au comte d'A..., dont la belle-fille est devenue plus tard un de nos meilleurs romanciers. Mme Sand voulait qu'avant tout on respectât l'originalité de chaque esprit qui entre dans la carrière des lettres: «Vous savez, disait-elle, que je suis toute à votre service. Mais, croyez-moi, ne soumettez à aucune consultation, pas même à la mienne, le talent et l'avenir de votre jeune écrivain. Laissez-la se risquer et se produire dans sa spontanéité. Je sais par expérience que les avis les plus sincères peuvent retarder l'élan et faire dévier l'individualité.... Elle sait écrire, elle apprécie bien, elle est très capable de faire de la bonne critique. Quant à l'imagination, si elle n'en a pas, aucun conseil ne lui en donnera, et si elle en a, les conseils risquent de lui en ôter. Dites-lui que tant que j'ai consulté les autres, je n'ai pas eu d'inspiration, et que j'en ai eu le jour où j'ai risqué d'aller seule.» (6 août 1860.)