NOTES :

[1]Depuis le voyage qui fait l’objet du présent rapport, nous avons, en 1854, grâce à la bienveillante protection du Ministère de la Guerre, exploré les montagnes de l’Ouarsenis, de Teniet-el-Haad, du petit Atlas, et surtout les montagnes les plus élevées de la partie occidentale de la chaîne du Djurdjura, à la suite de l’expédition dirigée par M. le Gouverneur général, et sous l’appui d’un détachement de troupes indigènes commandé par M. le capitaine Beauprêtre. — Pour pouvoir compléter le rapport que nous avons déjà publié sur la province d’Oran en l’étendant à la région saharienne, ainsi que pour étudier la végétation de la province d’Alger dans ses diverses régions naturelles, et en faire l’objet d’un travail parallèle à celui que nous publions sur la province de Constantine, il nous reste à explorer, dans les provinces de l’Ouest et du Centre, les points extrêmes de l’occupation française, la région des hauts-plateaux de la province d’Alger, ainsi que les montagnes situées à la limite du Sahara. Un quatrième voyage que nous nous proposons d’entreprendre cette année nous mettra à même de réaliser le projet que nous indiquons, et de recueillir en même temps des documents qui nous permettront de donner à la publication de la Flore d’Algérie une nouvelle impulsion. En effet, par ces explorations, les diverses régions naturelles de chaque province se trouvant suffisamment connues, nous serons à même de publier un Catalogue raisonné de la Flore d’Algérie, catalogue indispensable pour diriger les recherches des botanistes qui s’occupent de l’exploration du pays, et qui ne sera pas moins utile aux auteurs eux-mêmes de la Flore d’Algérie en servant de cadre à la rédaction d’un ouvrage aussi étendu.

[2]Toutes les plantes que nous avons recueillies dans nos voyages, et qui ne se trouvent pas encore au Muséum dans l’herbier spécial d’Algérie, dont M. Ad. Brongniart a bien voulu nous confier le classement, seront ajoutées par nous à cette importante et riche collection.

[3]Voyez, dans le présent rapport les articles sur les cultures des environs de Philippeville, de Constantine, de Batna, et de la vallée de l’Oued Abdi, ainsi que les considérations agricoles, tirées de la géographie botanique, et consignées dans le résumé. — Voyez également, dans le Bulletin de la Société Botanique de France, t. II, p. 36 et 599, les notes sur la culture du Dattier, et les autres cultures des oasis des Ziban, par MM. E. Cosson et P. Jamin.

[4]Voyez l’article déjà cité : Notes sur la culture du Dattier.

[5]Rapport sur un voyage botanique en Algérie d’Oran au Chott El-Chergui (Ann. sc. nat., 3e sér., XIX, 83, et 4e sér., I, 220).

[6]Le nom des espèces qui n’ont encore été observées qu’en Algérie ou dans les deux États voisins, Maroc et Tunis, est précédé du signe *.

[7]La vallée de Bou-Merzoug, d’après les Annales de la Colonisation algérienne, contiendrait plus de 20,000 hectares, qui, pour être mis en culture, n’auraient besoin que de quelques travaux de dessèchement.

[8]La végétation arborescente n’est guère représentée, dans la partie de la vallée du haut Rummel voisine de la ville, que par le Laurier-Rose qui couvre les bords des ruisseaux, et qui fournit à la ville son principal combustible, en attendant que la viabilité des routes mette à bas prix à sa disposition les richesses forestières de la région montagneuse.

[9]Nous avons groupé dans cette liste les plantes qui croissent, à diverses localités, dans les décombres et les lieux vagues qui avoisinent la ville.