Les couches primaires sont affectées de vieux plissements, qu’on peut appeler hercyniens ; à Ben Zireg les strates carbonifériennes sont redressées verticalement, et dessinent un anticlinal fermé à l’ouest ; sur ce pli arasé, le Cénomanien repose parfaitement horizontal[120]. La relation est la même au poste de Colomb-Béchar et à Kenatsa. Il y avait donc des plis primaires arasés avant le dépôt du Cénomanien. (Voir fig. [29,] [30,] [31] et [32.])
| E.-F. Gautier. — Sahara Algérien. | Pl. XXIV. |
Cliché Gautier
46. — COLLINES DE BEZAZIL KELBA (littéralement : tétines de chienne) ; versant nord du Béchar.
C’est une feuille de calcaire cénomanien qui plonge vers le spectateur ; la crête est érodée en dents de scie.
La vallée de la Zousfana de Ksar el Azoudj à Tar’it est une grande boutonnière anticlinale, autour de laquelle les affleurements primaires dessinent des auréoles concentriques de plus en plus jeunes. Ce pli est orienté nord-est-sud-ouest, ce qui est une direction notablement aberrante de celle des plis atliques.
Dans la partie nord-est du Mezarif, où le pli est un synclinal fermé au sud-ouest, les strates calcaires profondément déchaussées par l’érosion, se dressent en murailles demi-circulaires concentriques, toutes rasées régulièrement à la même hauteur. Évidemment un tronçon de pénéplaine exhaussée, et disséquée par l’érosion.
L’extrémité fermée du synclinal touche à une faille au delà de laquelle apparaît l’extrémité également fermée d’un anticlinal, également arasé.
La faille se constate directement, puisqu’elle ramène en surface une bande de grès dévoniens, mais elle ne se traduit dans l’orographie actuelle par aucune dénivellation, elle est donc fort ancienne, constitutive de la pénéplaine.