Sur la rive orientale de la sebkha (route de Timimoun à Deldoul), le commandant Deleuze a recueilli des échantillons de grès en plaquettes, couverts de Leptæna (M. Haug ne croit pas pouvoir préciser l’étage).
Enfin, M. Chudeau a recueilli quelques fossiles, qui ne sont pas encore parvenus en Europe.
Tout cela n’est pas concluant, je crois.
D’autre part, à Fgagira, on voit les ktoub reposer directement, et, à ce qu’il semble en concordance sur les couches à Gephyroceras. Dans la sebkha de Timimoun (comme aussi au Touat), on voit aussi le calcaire carboniférien reposer directement sur les ktoub. Et ceci permettrait de conclure assez légitimement à l’âge dévonien supérieur des Ktoub.
Pourtant, dans le gisement dévonien moyen (ou présumé tel), à 10 kilomètres est de Fgagira, des ktoub bien nets sont intercalés entre les bancs calcaires. D’autre part le Silurien supérieur au Sahara, on le verra, est probablement représenté par des ktoub à graptolites. Il semble donc que cette formation, quoique d’aspect assez homogène, ne soit pas nécessairement synchronique.
Comme il faut conclure, on a attribué les ktoub, sur la carte, au Dévonien supérieur, partout où il y avait doute sur leur âge. Mais naturellement la question reste entière.
Ajoutons, pour être complets, qu’un forage pratiqué dans la palmeraie de l’Aouguerout a ramené au jour, d’une faible profondeur (une dizaine de mètres)[165] un fossile, que M. Chudeau croit dévonien, sans pouvoir préciser l’étage.
Carbonifère. — Des calcaires carbonifères riches en fossiles se montrent dans le nord du Gourara, à la lisière des dunes.
Sur la route de Ksabi à Charouïn par H. Mallem, à 20 kilomètres de Ksabi, le sentier traverse des calcaires bleu sombre et amarante, fossilifères, plongeant légèrement à l’est. M. Haug les croit carbonifériens.
C’est dans l’angle nord-est de la sebkha de Timimoun que le Carboniférien est le plus largement étalé.