Il n’est donc pas douteux que ce synclinal ait à peu près la même orientation que le précédent N.-O.-S.-E.
Les deux coupes ont d’ailleurs un air de parenté. Ce pli ne semble pas symétrique. Les plongées les plus rapides regardent l’ouest.
En somme entre Ksabi et Charouïn les plis hercyniens sont manifestement orientés N.-O.-S.-E.
Fig. 43. — Coupe du synclinal au S.-O. de Charouïn. — Échelle : 1/200000.
(Bull. soc. géol. Fr., 4e série, t. VI. p. 752, fig. 13.)
Bords de la Sebkha. — Ce qui est curieux c’est que plus à l’est la direction est toute différente.
Sur la route la plus orientale et la plus directe de Charouïn à Ouled Rached ([fig. 44]), celle qui coupe la dune au lieu de la contourner, il est malaisé sans doute de deviner l’allure du Dévonien sous-jacent (précisément à cause des dunes) ; pourtant, j’ai noté au départ de Charouïn, à l’entrée de l’erg, des affleurements orientés S.-O.-O.-N.-E.-E. Nous sommes tout près du synclinal à couches fossilifères, une dizaine de kilomètres peut-être et pourtant dans l’intervalle la direction des plis a obliqué de près de 90°. Dans la sebkha même et sur ses bords l’allure des plis est assez compliquée.
Un pli anticlinal bien marqué, orienté grossièrement est-ouest est transversal au grand axe de la sebkha à peu près en son milieu à la hauteur de Beni Melouk. Aussi bien la sebkha est-elle nettement étranglée en ce point.
Au sud et au nord de ce point les bandes de ktoub sont franchement allongées dans le même sens que le grand axe de la sebkha S.-O.-N.-E. C’est bien net en particulier au pied du ksar de Timimoun où les couches carbonifériennes plongent est 64° sud (154° à partir du nord en comptant par l’est) ([fig. 45]).