Fig. 58. — Coupe de l’erg Timeskis à Tadjemout. — Long. : 1/600000 ; haut. : 1/20000.
4, Grès éodév. sup. ; 3, Grès éodév. inf. ; 2, Silurien ; Schistes cristallins ; 1, Quartzites.
(Bull. Soc. géol. Fr., 4e série, t. VII, p. 216, fig. 5.)
Dans le Foum Tebalelt j’ai noté des couches éodévoniennes horizontales, mais gondolées et qui semblent attester que le soubassement a été affecté de très petites failles.
Enfin à l’extrémité de la coupe, entre l’ennoyage de l’oued Timeskis et l’erg on voit pointer des couches éodévoniennes violemment redressées à quelques centaines de mètres à peine de distance et, à une centaine de mètres en contre-bas, des grès dévoniens horizontaux. La diaclase est donc évidente.
Ces couches redressées de l’O. Timeskis sont à la limite ouest du Mouidir comme celles de l’O. In Belrem dont elles sont l’évidente continuation.
En somme, cette partie du Mouidir est un premier gradin occidental, encadré entre deux grandes failles nord-sud, à regard ouest, ayant amené chacune une dénivellation d’une centaine de mètres.
La route suivie entre Timeskis et l’O. Souf Mellen ne sort pas de l’Éodévonien. Il est vrai que la limite des roches anciennes ne doit pas être éloignée, car on trouve, en assez grand nombre, dans le lit de l’O. Souf Mellen, des cailloux roulés cristallins.
Ce sont des couches généralement horizontales, mais affectées au voisinage de l’O. Timeskis, de petites failles qui ont dérangé l’horizontalité.
La structure de l’Ahnet-Açedjerad est aussi conditionnée par des diaclases, quoiqu’il puisse n’y pas paraître au premier abord. En effet, les accidents éodévoniens isolés de Tikeidi et de Timeguerden sont des dômes anticlinaux fermés.