Voici la traduction que M. Stackler a bien voulu en faire.
Louange à Dieu seul !
Que le salut soit sur son envoyé et sur son serviteur.
Renseignements sur un endroit appelé tel et tel. — « Lorsqu’on arrive à cet endroit, on demande où se trouve la colline qui a tel nom, puis on la monte jusqu’à son sommet, on s’y assied avant le lever du soleil, et on regardé du côté du sud. Cela doit se passer pendant les saisons d’été et d’automne.
« En se levant le soleil donne sur trois trous rangés l’un à côté de l’autre ; il faut aborder celui du milieu, on y trouve une caverne étroite, qu’il faut suivre jusqu’à ce qu’on arrive à deux trous situés l’un à droite, l’autre à gauche.
« Celui de droite renferme de la terre verdâtre comme du sulfate de cuivre ; c’est du minerai d’or, qui ne perd que le quart de son poids. Celui de gauche contient de la terre jaune et rouge : c’est aussi du minerai d’or qui diminue du tiers de son poids. Le trou de droite renferme également un coffre contenant moitié perles et moitié argent. Le deuxième trou, celui de gauche, contient de la terre qui semble enduite d’huile ; c’est du minerai d’or qui ne diminue que très peu ; une livre de minerai donne à peu près une livre d’or. Ce dernier minerai n’a pas besoin d’être soumis à l’action du feu, on le passe simplement dans de l’eau vinaigrée. A l’ouest de la colline en question se trouvent trois redjems, et les ateliers de ceux qui extraient le métal. Il faut aborder le redjem du milieu, qui est le plus grand. En enlevant ses pierres on trouvera un morceau de tronc de palmier bouchant l’entrée d’une caverne. Il faut l’enlever et descendre jusqu’au fond de ce gouffre où l’on rencontre une porte. En ouvrant cette porte, on trouve un puits surmonté d’un pont en tronc de palmier mis en mouvement par l’influence d’un « djin ».
« Il faut égorger sur ce pont un hibou, le battre avec une tige de fenouil, et après avoir coloré cette tige du sang de l’oiseau, écrire la formule suivante : Si nous avons dicté ce Coran.... etc..., puis toujours sur le pont en question, on lit la sourate du tonnerre.
« Le pont reste immobile ; en le traversant, on trouve une maison composée de quatre chambres garnies d’or, d’argent, d’armes et de chevaux. Il faut se garder de parler. On prend alors ce qu’on veut.
« Si l’on est plusieurs, il faut entrer séparément.
« Le jour favorable pour cela est le samedi.