[142] M. de Genoude mourut à Hyères, le 19 avril 1849, âgé de cinquante-sept ans.
[143] Alfred Nettement (1805-1869), le plus fécond et l’un des plus remarquables journalistes du XIXe siècle.—Voir Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres, par Edmond Biré. Un volume in-8o, Librairie Victor Lecoffre, 1901.
[144] Théodore Muret (1808-1866), auteur de l’Histoire de l’armée de Condé, de l’Histoire des Guerres de l’Ouest, de l’Histoire par le Théâtre, etc.
[145] Née de la fusion de la France et de l’Écho français avec la Quotidienne, l’Union avait commencé de paraître le 7 février 1847.
[146] Voir l’histoire complète de l’Opinion publique, dans mon volume sur Alfred Nettement, sa vie et ses œuvres, chapitres XIV, XV et XVI.
[147] Théodore Muret, Souvenirs et Causeries d’un journaliste, t. I, p. 198.
[148] Jacques-Honoré Lelarge, baron de Lourdoueix (1787-1860). Il avait été directeur des Beaux-Arts, Sciences et Lettres sous la Restauration, qui le fit baron. Après la mort de M. de Genoude (avril 1849), il quitta l’Opinion publique pour devenir propriétaire et directeur de la Gazette de France.
[149] Anne-Marie-Joseph-Albert, comte de Circourt, né en 1809, avait donné, à la suite de la révolution de 1830, sa démission d’officier de marine. Le 25 juillet 1872, il fut élu par l’Assemblée nationale membre du Conseil d’État. Outre sa grande Histoire des Arabes d’Espagne sous la domination des Chrétiens (trois volumes in-8o, 1845-1848), il a publié, en 1852, Décentralisation et monarchie représentative, et, en 1858, la Bataille d’Hastings.
[150] Alphonse Bernard, vicomte de Calonne (1818-1902). En 1848, avant d’entrer à l’Opinion publique, il avait publié des brochures de circonstance, les Trois journées de Février, le Gouvernement provisoire, histoire anecdotique et politique de ses membres, et il avait été un des rédacteurs du Lampion, journal suspendu par le général Cavaignac (21 août 1848). Il essaya, avec le concours de Xavier de Montépin et de Villemessant, de le remplacer par la Bouche de fer, dont le premier numéro fut saisi le jour de son apparition. En 1850, il fonda une feuille hebdomadaire, le Henri IV, Journal de la réconciliation. Il devint, en 1855, directeur de la Revue contemporaine. Sous le semi-pseudonyme de A. de Bernard, il a publié un assez grand nombre de romans, dont les principaux sont: Pauvre Mathieu, les Frais de la Guerre, le Portrait de la marquise, etc. Devenu le doyen de la presse quotidienne, à quatre-vingt-trois ans il donnait encore au Soleil des articles sur les questions artistiques.
[151] Théodore Muret, op. cit., t. I, p. 201.